Le 30 juin 2026, le Conseil National de Transition a adopté une loi créant l’Office malien des substances précieuses (OMASP), chargé de centraliser et d’encadrer la commercialisation de l’or au Mali — y compris l’orpaillage artisanal — et de lutter contre les circuits parallèles. Une annonce qui peut inquiéter à tort tous ceux qui vendent régulièrement un bijou ou une pièce d’or d’occasion en petite annonce. Voici ce que cette loi vise réellement, et ce que ça change (ou pas) pour un vendeur particulier.
L’OMASP est un nouvel office public créé pour mettre de l’ordre dans la filière de l’or malien. Le Mali est l’un des grands producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest, avec une part importante issue de l’orpaillage artisanal — une activité longtemps peu régulée, où l’or circule souvent en dehors des circuits officiels. La loi du 30 juin 2026 vise à créer un cadre unique de centralisation et de contrôle de cette commercialisation, pour mieux tracer l’or produit et vendu dans le pays et réduire les circuits parallèles.

La loi cible en priorité la filière de production et de commercialisation de l’or : orpaillage, comptoirs d’achat, circuits d’exportation. Vendre un bijou personnel — une bague de famille, un bracelet hérité, une parure portée pendant des années — reste une démarche différente de la vente d’or brut ou en grande quantité, qui est le cœur de cible du texte. Pour la très grande majorité des annonces de bijoux d’occasion publiées par des particuliers, rien ne change concrètement dans le geste de vente au jour le jour.
La prudence reste toutefois de mise si vous vendez de l’or brut (lingots, pépites, or non travaillé) ou une quantité importante : dans ce cas, mieux vaut se renseigner directement auprès de l’OMASP avant de publier une annonce, la loi étant encore récente et ses textes d’application à préciser.
À ce stade, aucune sanction spécifique visant la vente occasionnelle d’un bijou personnel entre particuliers n’a été communiquée : les mesures de contrôle annoncées visent la filière professionnelle et l’orpaillage informel. Cela dit, comme pour toute transaction de valeur, quelques précautions simples évitent les mauvaises surprises — bien plus liées au risque de vol ou de litige sur la qualité qu’à un risque réglementaire.

Non. Elle encadre la filière de commercialisation de l’or (orpaillage, comptoirs, circuits professionnels), pas la vente ponctuelle d’un bijou personnel entre particuliers.
Aucune obligation de ce type n’a été communiquée pour un particulier vendant un bijou déjà façonné. La prudence s’impose surtout pour l’or brut ou les quantités importantes.
Rapprochez-vous directement de l’OMASP, les textes d’application de la loi du 30 juin 2026 étant encore récents et susceptibles d’être précisés.
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